Chronique de l’Association des contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne.


 

Gabriel Lévy

2 septembre 2011

 

Que M. André Santini, député oh combien spirituel, veuille bien nous pardonner le pastiche de l’un de ses bons mots : « la différence entre un cocu et un contribuable, c’est que le premier n’est pas obligé d’assister à la séance ». C’est, en effet, la seule différence, compte tenu de ce qui s’est passé cette semaine.

 

Soixante nations réunies à Paris, des centaines de délégués pour une grand-messe célébrant la fin, ou presque, des hostilités en Libye, ceci mérite quelques questions dans le climat de rigueur que nos dirigeants nous annoncent :

 

Qui paie ces frais de réception ? Serons-nous payés « sur la bête », c’est-à-dire grâce aux avoirs libyens débloqués ?

 

Qui a payé les dépenses de guerre ? Que sont devenues les armes que nous avons fournies ? Est-ce exact qu’une partie a transité vers d’autres théâtres d’opérations, Gaza par exemple ?

 

Nous nous épargnerons de nous interroger au sujet du caractère démocrate du chef de guerre libyen, gouverneur actuel de Tripoli, des éventuelles affiliations à Al Qaida, de la future constitution Libyenne fondée sur la charia, mais nous ne priverons pas de songer aux raccourcis de  l’histoire : notre président, à peine élu, obtient à grand prix (le séjour officiel, mais humiliant, de 8 jours à Paris de M. Khadafi)  la libération des infirmières bulgares, condamnées à mort par un actuel dirigeant du pouvoir libyen (reçu, à son tour, en grand arroi à l’Elysée). Cocasse, n’est-ce pas ?

 

Quatre vingt dix neuf millions d’euros pour la soirée du Ramadan, telle est l’une des sommes finançant les caprices du maire de Paris. Le préfet de Paris a écrit à ce dernier,  jugeant « qu’une telle soirée à caractère cultuel semble contraire au principe de neutralité des services publics et à l’article 2 de la loi 1905 selon lequel ” la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte qu’il n’existe aucun intérêt public local à l’organiser, celle-ci pouvant être organisée dans le cadre des mosquées ». Aucune suite !

 

Nous sommes en faillite - dit-on - mais nos dirigeants nationaux, ainsi que nos élus locaux, persistent à dépenser, sans aucune restriction, nos deniers publics, persuadés qu’ils sont qu’il suffira de taxer et d’imposer. N’ont-ils pas raison puisque certains goberont encore toutes les promesses ?

Vues : 17

Y répondre

© 2017   Créé par Jacques Gautron.   Sponsorisé par

Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation